Congo-Brazzaville: Les convictions d’un homme d’Etat, le jugement de Salomon et le destin d’un peuple…

L’amour du Congo exige que l’on arrête les flagorneries et les ambitions personnelles. Un débat constitutionnel est en  cours,  qui pourrait aboutir à une « Nouvelle République », ou même  sur le maintien de  l’actuelle constitution. Personne n’est indispensable, même s’il est des hommes irremplaçables. Pourtant, l’issue du référendum qui se prépare pourrait  nous amener à la conviction que le président Sassou  devrait continuer à agir pour le Congo.

La rumeur l’annonçait, indécis et terrassé par l’enjeu constitutionnel, voire même par l’idée de son départ à la tête de l’Etat. Mais le président de la république, alors que beaucoup s’y attendaient le moins, a donné une belle surprise.

Les convictions d’un homme d’Etat…

En effet, c’est un président tout fringant, pétant la forme, qui n’a rien perdu de sa pétulance, de ses tours d’intelligence et de son expérience d’homme de pouvoir, qui a répondu à la journaliste de la BBC. Denis Sassou N’guesso n’a surtout pas évité d’aborder le sujet qui fâche. Ou même eut peur  qu’on lui attribue une  soif inextinguible du pouvoir. Parce qu’il n’est pas interdit d’avoir des ambitions. La vérité, dans  cette histoire  qui anime toutes les conversations, tant au Congo qu’à l’étranger, c’est que seule l’issue du référendum en préparation nous dira si le président actuel aura droit à un autre mandat, à d’autres ambitions. Le Congo, on ne saurait se le mentir,  a encore besoin d’un président comme Sassou. Qui sait se faire comprendre par la  masse.

Certes, l’idée qu’il rempile,  semble être un peu douloureux à ceux  qui sont très ambitieux, et ou qui croient leur heure arrivée, mais il reste que, le seul véritable levier pour faire décoller le Congo-Brazzaville, c’est l’acceptation d’une « Nouvelle République ». Qui jettera les bases d’une authentique sortie du doute. Et quant  aux rôles et au statut des partis politiques, ils seront aussi  revus et corrigés.

C’est pourquoi, au regard des enjeux de l’avenir, de ses fortes convictions et de sa sagesse de  Salomon, Denis Sassou N’guesso  ne se montre visiblement pas du tout  dépassé par l’ampleur et par  la complexité de la question qui est sur toutes les lèvres : le maintien ou le changement ? Tant et si bien, qu’il a très vite su révéler son caractère  de dirigeant exceptionnel, et de tribun. L’homme d’État  dont il est, visionnaire, lucide est capable de mieux pour le Congo. Mais il le sait, la tâche  ne sera pas facile. Cela  suppose  et réclame sa capacité à tenir un cap au service de cette vision de l’avenir qu’il a pour son pays. Sassou est capable d’arracher des résultats très positifs.

 destin, convict

Sassou N’guesso n’est pas un saint, il n’est qu’un homme, comme nous, qui a des qualités et des défauts. Mais il est surtout ce président qui  croit en l’avenir du Congo et veut  pouvoir l’accomplir. Il est en mesure de comprendre ses concitoyens, leurs attentes et leurs désirs. Sassou est en mesure  surtout de fournir les solutions qui projetteront le pays dans l’avenir. Cela s’exprime par une envie de changement,par  le courage et par la responsabilité. Il n’est pas simplement question de résistance aux pressions intérieures ou extérieures et aux groupes d’influence, parce que le chef de l’État devra en premier  rejeter les pressions  de son entourage  et de quelques proches presque embarrassants. C’est le prix pour gagner le pari de l’avenir avec la « Nouvelle République ».

Le jugement de Salomon…

Le président de la République a dit sa part de vérité. Sur la suite du débat constitutionnel en cours. Sur ce qu’il pense réellement de l’actuelle constitution. Sur les bons et les mauvais procès qu’on lui intente. L’homme est resté égal à lui-même et assume tout jusqu’au bout. Il assume tout, mais avec des nuances. Certes, personne n’est indispensable, mais il est  des hommes irremplaçables dans des situations comme celle du Congo. On a aujourd’hui du président Sassou, l’image d’un véritable tribun, d’un homme qui a volontairement voulu que l’on s’arrête en 2016, pour faire le point sur notre situation, pour aborder l’avenir.  À travers la constitution qu’il nous a donnée, celle de 2002. Il savait qu’il aurait 73 ans, en 2016, mais il a laissé faire. Cette attitude, rien qu’elle, prouve à quel point,  Sassou aime son pays. Certains qui hurlent à gorge déployée en sont même à manquer de civilité. Celle de dire « merci ».

Le destin d’un pays…

Le destin du Congo est en jeu. Un enthousiasme populaire, lors du référendum qui sera organisé, permettra au président de prendre la mesure de ses responsabilités. Il devra répondre à l’enthousiasme populaire. Surtout il ne devra pas décevoir,mais faire de la rigueur et de la moralité les priorités de la continuité de son action. Le président Sassou a l’expérience du pouvoir. Les hommes comme lui ont le sens  du destin collectif. Lesquels,  en toutes circonstances ne sont guidés que par l’intérêt commun.  Le Congo attend de ses fils, en l’occurrence de ceux qui font de la politique, un rassemblement, un consensus pour  dynamiser nos institutions. Il est question, aujourd’hui pour nos hommes politiques de se révéler des « hommes du peuple » et des « hommes d’exception », qui ne puissent avoir en tête que le destin du pays. Qui doivent suivre la volonté du peuple, et non l’inverse.

Toukasse Valence

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