Le président Sassou à la presse internationale « le dialogue est une vertu en Afrique, nous devons la cultiver »…

le président Sassou à la presse internationale"il faut un consensus national, si ça coince on fera appelle au peuple"

le président Sassou à la presse internationale »il faut un consensus national, si ça coince on fera appelle au peuple »

Le président de la République du Congo, Dénis Sassou N’Guesso, a insisté mardi sur la nécessité de la tenue d’un dialogue entre différents acteurs politiques du pays, en vue de trouver un consensus sur la question du changement ou non de la loi fondamentale.

Le chef de l’État congolais s’est exprimé mardi à Brazzaville au cours d’une interview qu’il a accordée à la presse internationale, prélude à l’ouverture le 29 avril de la conférence internationale dans l’exploitation illégale et le commerce illicite des produits de la faune et de la flore sauvages d’Afrique qui s’achève vendredi.

« Il ne faut pas présenter le dialogue comme un fétiche, comme quelques choses qui va tomber du ciel un jour, le dialogue c’est une vertu en Afrique, en Afrique chaque fois qu’il y a un problème, les gens se réunissent, échangent, donnent  des points de vue, nous pensons que cette vertu-là, nous devons la cultiver », a indiqué Sassou N’Guesso.

«  J’observe que dans la société, il y a des débats autour de l’avenir des institutions, je pense que ce débat est normal et doit se dérouler sainement, il sera certainement organisé d’une certaine manière. On veut qu’il soit inclusif parce que l’on voudrait que tous les acteurs soient là, qu’ils soient politiques, de la société  civile ou des institutions quel qu’elles soient, que tout le monde soit présent et que l’on recherche un consensus », a-t-il par ailleurs expliqué.

S’agissant de l’avenir des institutions, le chef de l’État congolais a poursuivi en disant que des conditions seront créées pour que toutes les parties prenantes échangent leurs points de vue  dans le respect de la diversité des opinions des uns et des autres et dans la liberté la plus totale, puisque tout le monde ne pense pas la même chose autour d’une question.

« S’il y a un débat autour de la constitution et si les parties ne s’accordent pas très bien, on peut aussi interroger le peuple, lui demander s’il souhaite..

Répondant à une question sur la date de la convocation de ce rendez-vous tant attendu par la classe politique congolaise, le président congolais a fait savoir qu’aucune date n’est encore choisie jusqu’à ce jour pour sa convocation.

Il a indiqué que le moment viendra où il demandera que toutes les parties se retrouvent. Mais, a-t-il averti, si au cours de ces discussions, le consensus ne se dégage pas nettement, alors « il faut interroger le peuple, qui se prononcera par référendum, parce que si l’on parle de la constitution, c’est le peuple tout entier qui a adopté la constitution. Ce n’est pas quelqu’un d’autre», a martelé le président Nguesso, insistant pour que ces discussions se déroulent dans la paix.

La classe politique congolaise reste divisée sur la question du changement ou non de l’actuelle constitution; les autres souhaitant la changer ou la modifier parce que devenue caduque.

De notre correspondant à Brazzaville

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