Le général Godefroid Niyombaré s’est tellement planté que désormais plus personne sur le continent n’essayera…

Le général qui voulait faire le coup d'état...

Le général qui voulait faire le coup d’état…

Le général Niyombaré s’est cru un destin présidentiel. Il a profité de la présence du président Nkurunziza à Dar Es Salam, sans se donner les moyens de ses ambitions. Ni  même prendre la pleine mesure de son acte. Résultat, son rêve n’a duré que quelques heures. Les forces loyalistes  ont mis leur veto, l’ONU a condamné la tentative de coup d’État ; l’UA également. Même la Maison-Blanche a compris que ce mouvement pouvait avoir des dessous que l’on pourrait regretter. Chronique d’un  coup d’État manqué !

Faire une  simple déclaration annonçant la destitution  d’un président en voyage, fermer les frontières, tenter de s’emparer de la télé et de la radio nationale, ne suffit plus pour  s’emparer du pouvoir. Le temps de coup classique est révolu, le Burundi vient de  nous en donner une démonstration. « Notre mouvement a échoué », a reconnu humblement le général Cyrille Ndayirukiye, numéro deux des putschistes.

Godefroid  Niyombaré est « l’homme  qui voulait  évincer Pierre Nkurunziza, mais en quelques heures, ses ambitions se sont envolées. Les forces loyalistes ont repris le contrôle de Bujumbura, de la radio et de la télévision nationale. Quatre militaires sont morts. On a détruit des édifices, tout cela pour les ambitions d’un « malin de la république ».

Alors que l’on aurait pu tout éviter. Ce d’autant plus que Pierre Nkurunziza s’était rendu à Dar Es Salam pour des négociations en vue de décrisper la situation. Le général Niyombaré s’est  planté, et  dans un bégaiement qui trahit  sa culpabilité, il tente maintenant de se justifier. On aurait très bien pu  éviter le chaos de ses 48 heures à Bujumbura. Que non ! « L’ami Niyombaré » a pensé avoir une bonne étoile. L’officier supérieur a semblé oublié que n’est pas toujours président, qui veut. Il a surtout commis l’erreur de vouloir évincer un « homme du peuple». Qui a toujours passé  tout son temps dans le Burundi profond pour dans le cadre des chantiers de développement.

Niyombaré s’est tellement planté que probablement sur le continent, plus personne n’essayera. On a achevé le tableau avec le retour au Burundi de Pierre Nkurunziza. C’est la faute de tous ceux qui l’ont soutenu dans une tentative aussi dangereuse que déstabilisatrice. Conséquence, à force de trop  croire qu’il suffisait de faire une simple déclaration dans une radio privée, pour succéder à Nkurunziza, il est responsable de tous les dégâts de ses 48 heures. Il devra en répondre. Au bagne, certainement !

Compaoré étant parti, Nkurunziza  annoncé « indésirable » en Tanzanie, ils étaient nombreux à croire, que ce type de mouvement pouvait avoir des chances de  gagner  les esprits. On va faire d’autres présidents. Ils ont fait de bien mauvaises projections! Ils ont peut-être aussi été induits en erreur.

C’est probablement et nécessairement la raison pour laquelle la Maison-Blanche  a soudainement décidé  que Nkurunziza était le seul président légitime. L’armée burundaise a réussi le tour de force de  faire entendre raison aux putschistes à coups de canon !  Elle a surtout « hurlé » qu’on ne lui imposera Niyombaré comme président, alors que dans un mois des élections doivent se tenir.

Il n’y aura à coup sûr, pas que des sanctions pour « atteinte à la sûreté de l’Etat, tentative de coup d’État », mais aussi destruction des biens publics et homicides volontaires. Le chef « putschiste » finira au gnouf.

 « Notre mouvement a échoué »

Le numéro deux du mouvement putschiste au Burundi, le général Cyrille Ndayirukiye, a reconnu jeudi soir l’échec du coup d’État contre le président Pierre Nkurunziza. « Personnellement, je le reconnais, notre mouvement a échoué », a-t-il déclaré à l’AFP. « Nous avons rencontré une trop grande détermination militaire pour soutenir le système au pouvoir », a-t-il poursuivi.

Où est le président Nkurunziza ?

Selon la présidence burundaise le chef de l’État Pierre Nkurunziza est de retour au Burundi. Il était en Tanzanie depuis le lancement mercredi d’une tentative de coup d’État dans son pays. « Le président Pierre Nkurunziza est maintenant au Burundi », a affirmé le principal conseiller en communication du président, Willy Nyamitwe, à l’AFP. « C’est tout ce que l’on peut dire pour le moment pour des raisons de sécurité », a-t-il ajouté.

Pierre Nkurunziza demeure le président

Le chef de l’État du Burundi, Pierre Nkurunziza, demeure le président « légitime » du Burundi en dépit de la confusion sur l’issue d’une tentative de coup d’Etat, a affirmé jeudi les Etats-Unis. « Nous le reconnaissons comme le président légitime », a répondu le porte-parole du département d’État Jeffrey Rathke, interrogé sur le sort du président burundais.

Toukasse Valence

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