L’homme qui ne veut plus du pouvoir, et qui a pour seul parti  véritable, le Congo…

L'homme qui ne veut plus du pouvoir...
On le connaissait  déjà comme  un sage, un médiateur  d’une  très grande dimension à travers les crises qui secouent nos voisins. Maintenant alors que le débat constitutionnel menaçait de créer une impasse politique, voilà que le même nous  a révélé, au grand dam de certains qui ont préféré la chaise musicale, un exemple, un modèle de président  réellement à l’écoute de son peuple. Un président qui a recours, comme il a toujours été de tradition  dans notre monde, d’aller au mbongui, pour éviter un péril en la demeure. Denis Sassou Nguesso  préfère l’écoute, le dialogue, plutôt que la seule option défendue par son parti le PCT. Il prouve ainsi qu’il a un agenda, un mandat  à respecter, qui se termine en 2016. Mais pendant qu’il est encore là, qu’un débat rude occupe le landernau politique, et menace l’intégrité nationale, le président du Congo Brazzaville démontre qu’il ne court pas après la présidence à vie.

Denis Sassou N’guesso rappelle par ces consultations qui viennent de s’achever, que le Congo est et restera notre bien commun. Ce président qui ne réserve plus seulement ses oreilles à sa « garde rapprochée », au petit cercle privilégie de ses amis, à sa progéniture et à ses camarades du parti, mais d’abord et avant tout à son peuple. Des indices ne trompent pas, qui indiquent que face à l’antagonisme des opinions sur la question constitutionnelle, que  le seul représentant de la volonté générale, qui ne veut plus du pouvoir, et qui tient à rester fidèle à son serment, fera appel à « l’arbitre », comme il ne cesse de le répéter. Afin justement de rester au-dessus de la mêlée.

En ces temps de grande confusion, de tentations multiples, de grandes manipulations et d’intrigues hors du commun,  le président du Congo projette une image de ce que devrait être le pays qui se profile à l’horizon. Cette Nation des hommes matures qui, pour rien au monde, laisseraient à nouveau la bêtise nous conduire à la bascule.

Il n’avait que la trentaine à peine lorsqu’il devint président. Au regard de son parcours, rien, en tout cas, ne le prédestinait à ce destin. Treize ans  à la tête du Congo, qu’il dut quitter à la suite d’une élection démocratique. Sous le regard de milliers de spectateurs au palais des congrès, il avait serré la main de son successeur. Une passation de pouvoirs qui fera date, un retour à la vie civile, sans protestation. Le monde l’aura noté. Il a fallu qu’en 1997, précisément en juin, que des chars se pointent devant sa résidence privée, à M’pila. Quelques  tirs nourris sonnèrent, pour que l’ancien général qui était profondément dans les bras de Morphée se réveilla, stupéfait, horrifié, et presque éberlué. Blessé dans son orgueil, outré par cette attaque qui lui fit comprendre qu’un rouleau compresseur s’était mis en branle contre sa personne, il devait donc se défendre, par les mêmes moyens que ceux qui sont utilisés par ceux qui l’attaquaient. Parce que l’on voulait tout simplement interrompre un processus électoral connu depuis des mois, alors que tout indiquait que l’ancien président était mieux coté que  son successeur. Mais Sassou vainqueur de ce branle-bas, mû par des qualités qui l’éclairent de l’intérieur, aura donné cinq (5) ans plus tard aux Congolais une belle leçon  de sagesse, d’humilité et de modestie. Qui allait nous entraîner à nous arrêter en 2016, pour décider de l’avenir.

Des signes qui ne trompent pas.

Cet  homme de pouvoir, au destin singulier, est tout l’inverse de certains présidents sur le continent. Lesquels se sont « tapé » des constitutions, qui ne limitent pas le nombre de mandats. Il est donc ce président qui a la passion de son pays, mais qui sait qu’en 2016, il devrait se retirer. En tout cas, d’après la constitution qu’il nous a donnée. Le président Denis Sassou N’guesso savait parfaitement qu’en 2016, il aura  soixante-treize ans 73 ans, exactement trois (3) ans de plus que la limite. On n’y décode que le Congo passe avant lui. Il n’a pas pensé à lui, mais au Congo, parce qu’il l’a dans le sang. Parce qu’il n’a pas une propension à la présidence à vie. Surtout parce qu’il voulait qu’en 2016, nous nous arrêtions pour décider de notre destin. Il faut comprendre l’ambiance de l’époque (2002), nous sortions d’une guerre, ceux qui étaient au casse-cou se pavanaient encore comme des « paons », l’effort de « guerre », disons-le,  était toujours d’actualité. Sassou surtout n’avait pas à strictement parler d’opposants véritables en face de lui, les quelques rares qui  étaient capables de drainer les foules, étaient tous en exil. Pourtant, Denis Sassou N’guesso, au-delà de tout le pouvoir, de tous les privilèges dont il disposait, seul devant sa conscience, a éprouvé le besoin de renouer avec ce Congo où, le peuple décide.

En vérité, ce qui agite le Frocad, c’est le fait qu’objectivement personne ne peut battre Sassou à une élection, au regard de sa  mue, de ces grands chantiers qu’il a entrepris. Qui se poursuivent.Qui ont fait dire aux sages du kouilou, de lui demander de les poursuivre pour le bien de la nation. Denis Sassou N’guesso fait figure d’invincible et n’aura presque aucun challenger sérieux, s’il se représente. On s’attardera, évidemment sur la gouvernance électorale, mais rien, n’y fera. Contre celui qui est susceptible d’apporter des solutions positives aux problèmes des Congolais.

L’appel du devoir…

Le président Sassou a préparé son départ. Le hic, c’est que certains compatriotes, comme nous au « Club Sassou 2016 « , nombreux  d’ailleurs, estiment que le moment est venu de « retailler » notre loi fondamentale, de la figer dans le roc, parce que celle de 2002, chef-d’œuvre d’un gouvernement de salut public, accorde trop de pouvoirs au président de la République. Et même que nous devions saisir l’occasion qui nous est donnée pour faire montre de notre maturité, pour arrêter  avec ces modèles importés et sans aucun lien avec nos réalités. Les mêmes entendent demander solennellement à ce dernier, de rester poursuivre le travail qu’il a commencé. La coïncidence,certes est inouïe, et par ailleurs, fait froncer les sourcils. Mais devons-nous pour autant perdre de vue, que si l’option de la « Nouvelle République » l’emporte, Sassou ne ferait que répondre à l’appel de ce peuple, qui a encore besoin de lui, de l’homme qui ne veut plus du pouvoir.Qui a pour seul parti politique, le Congo.

En définitive, l’amélioration des institutions n’est en rien, un créneau pour DSN  pour durer au pouvoir. Loin  de là ! Il s’agit chez lui d’une responsabilité. Celle d’éviter le « pire » à notre pays. Pour qu’on ne dise pas, qu’il a vu venir le « danger », mais n’a rien fait.

Toukasse Valence

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