Omar El Béchir était sur le territoire de l’Union africaine en Afrique du Sud, il est rentré libre à Khartoum…

il ne s'est pas fait la malle, il est rentré libre chez lui...

il ne s’est pas fait la malle, il est rentré libre chez lui…


Je ne comprends pas que certains ne comprennent pas que ce qui s’est passé à Johannesburg, a sonné le signal d’un ras-le-bol général, face à la justice à deux vitesses de la cour pénale internationale. Au moment où nous publions ces lignes, on nous signale le décollage depuis Waterkloof, une base militaire sud- africaine en direction de Khartoum au Soudan. Ceux qui pensaient, en effet que la république sud-africaine pouvait livrer le président soudanais Omar Hassan El Béchir à la justice internationale, ont fait de bien mauvais calculs.

Omar Hassan El Béchir n’est pas venu en touriste en Afrique du Sud. Il y était en tant que président, invité par l’union africaine. Il était certes, en RSA, mais pour dire les choses franchement, il était sur le territoire de l’Union africaine. Protégé par une immunité diplomatique. Comme l’ensemble des chefs d’Etats présents à ce sommet.

Ce que beaucoup ne  captent pas, c’est qu’en réalité, l’Afrique n’est pas contre l’impunité, ni même contre la CPI. A l’époque où Jean Ping dirigeait l’institution et que l’équato-Guinéen, Obiang Nguema en était le président en exercice, le voile avait déjà été levé sur cette question. «  Nous ne sommes pas contre la CPI, puisqu’il y a 32 pays africains membres.  Si l’Afrique quitte la CPI, elle tombe. »

Le même de préciser «  nous ne sommes ni contre la justice, ni contre la cour elle-même. Nous sommes contre la manière dont la justice est rendue ».

Si l’on remonte depuis l’époque de Luis Moreno O’Campo, l’on se rend compte que la cour pénale internationale sait s’intéresser  principalement à l’Afrique, comme s’il n’y a qu’en Afrique qu’il y a des problèmes. Autant le dire clairement, les juges de la CPI ne combattent que les Africains. Ils ne jugent que les Africains.

A croire qu’il n’y a qu’en Afrique que le pire se passe.  Qu’il y a des problèmes.  Ou  que rien ne se passe ailleurs, dans le monde.

A croire aussi, qu’ils ne sont pas au fait  de ce qui se passe ou s’est passé au Pakistan, en Afghanistan, ou en Tchétchénie. Et Jean Ping de s’offusquer «  pourquoi, il n’y a personne d’autre de juger que les Africains ; alors qu’il y a eu des problèmes au Sri-Lanka. Ou ils n’ont pu rien faire. Qu’il y a même eu des situations comme en Irak. Où  sur la simple base d’un mensonge, on a causé la perte de près d’un million de morts ».

L’Afrique n’est plus dupe, si les Américains refusent qu’aucun des leurs ne soit face à la justice internationale, pourquoi, diantre s’offusquer lorsque l’Afrique réclame la même chose pour ses ressortissants ?

Toukasse Valence

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