Le président Sassou doit rabattre le caquet à ces petits « malins » qui nuisent à l’élan de la «Nouvelle République », par des exhibitions grotesques…

Le président Sassou lors de son investiture en 2009....

Le président Sassou lors de son investiture en 2009….

Ce n’est pas tant la durée de la présence de Sassou à la tête du Congo qui pose problème, mais bien plus les pratiques  d’une certaine « coterie »qui indignent, révoltent et choquent, cette jeunesse congolaise qui ne demande que, ce à quoi elle a droit.  Celle qui souhaite ni plus ni moins que de servir, à être à sa place, et avoir les  mêmes chances que tous. Ce qui dérange aussi, ce sont ces pratiques qui consistent à confiner le Congo aux seules mains de quelques «gérontes ». Au point qu’il est nécessaire et urgent d’expurger tous les  démons de l’immobilisme des grandes ambitions du président Sassou. Eclairage sur un lifting attendu…!

Un Congo pour tous, c’est le défi que devra lancer la « Nouvelle République ». Et cela appelle à de profonds chamboulements afin de ne pas susciter de doutes dans les esprits. Il est d’ailleurs souhaitable de s’empresser dans la moralisation de la vie publique.  À travers  des changements de mentalités.  Et  de mettre un terme au repli identitaire. Nous avons l’obligation de tout faire pour que la « Nouvelle République » ne s’accommode pas à quelques  recettes de flagornerie  et simplement  de stupides génuflexions. Elle doit se révéler celle des vérités, même accablantes. Pour faire avancer notre pays tous, ensemble !

On peut aimer Sassou comme, nous l’aimons au « Club Sassou 2016 », toutefois, on se doit de cultiver pour lui et pour le Congo la critique. Elle est nécessaire.

Nous en sommes  tous, à réclamer la « Nouvelle République », sans  comprendre qu’il n’y a pas que la constitution que nous devons changer au Congo. Il nous faut d’abord assurer une mue. Une rupture radicale avec les mauvaises habitudes est primordiale. Nous avons l’obligation de recourir à la moralisation de la vie publique. Beaucoup d’entre nous ne connaissent pas la musique qu’il faut entonner, face à une jeunesse  congolaise « véritable bombe à retardement » qui en a ras-le-bol, de voir les mêmes  «  pépés »  se renvoyer sans cesse la balle, la même bande de camarades ; et s’arroger tous les postes et tous les  avantages.  Nous devons nous racheter une conduite.

Au lieu de travailler à convaincre les jeunes, certains membres du gouvernement « sèchent » carrément  leurs responsabilités, ou plutôt la lettre de missions qui leur avaient été confiées. Ils ont plutôt choisi de battre campagne  pour le changement de la constitution, donc pour la « Nouvelle République ». Ils descendent dans les quartiers, plutôt que de descendre là où, l’on trouve  cette jeunesse  en plein désarroi : l’université Marien N’gouabi.

Autant dire qu’ils refusent, volontiers d’aller à la rencontre de cette jeunesse qui a le tranchant bien trempé. Par principe, par conviction ou simplement  par cécité ?

Toujours est-il que nombreux se permettent, tout de go, de garantir la victoire de la « Nouvelle République », alors que sous leurs airs de victoire annoncée, se cachent quelques-uns, qui ne mobilisent plus qu’en soudoyant. Lesquels ne pipent pas que beaucoup de jeunes « boudent » pratiquement  désormais les meetings,  et les discours politiques habituels. Même ceux de ces politiques qui ont le cœur dans le portefeuille. La jeunesse congolaise actuelle n’est plus prête à gober les menteries. De même qu’elle ne supporte plus les miroirs aux alouettes qui ne visent qu’à susciter de l’espoir au milieu des « désespérés » et des « damnés ». Pendant qu’une  « jeunesse dorée » et « gâtée », se gave. Celle qui se met à rêver à pérenniser les mêmes pratiques.

Et lorsque cette jeunesse dorée, se met en œuvre, elle oublie que les stratagèmes, même beaucoup plus élaborés pour  valoriser son image auprès de ses semblables et autres congolais, sonnent en réalité comme une véritable gamelle. Qu’elle se prend. Vouloir répondre subrepticement aux attentes des autres, vouloir se montrer très différents de ce qu’elle est réellement ! User de désirabilité sociale, pour se présenter sous un jour favorable aux Congolais, est une fumisterie de haut vol, bien connue.

Certains dans cette jeunesse, n’ont probablement pas conscience, qu’à vouloir manipuler les autres, on se prend dans son propre piège. Tant il n’y a pas besoin de grand bagage intellectuel pour mesurer l’indice de désirabilité de ceux qui, au sein de la jeunesse « gâtée » s’agitent.

On se croit plus fort que les autres, on croit en outre répondre aux attentes des autres pour valoriser son image et dire enfin «  je rends  toujours service aux autres ». Mais ce truc-là, est vieux comme le monde.

Soucieux d’une image écorchée, pris en défaut moult fois, peut-on sérieusement  tout gommer d’un geste spontané ?  Vous savez bien que non ! Pourquoi changer la constitution, si nous ne sommes pas prêts à changer nos mentalités ?

Nous sommes, certes une écurie présidentielle, mais nous ne sommes pas des fanatiques aveugles. Pour le Congo, nous devons toujours garder nos cerveaux pour ne pas être des logiciels formatés. Nous avons le devoir de  dénoncer, même au sacrifice de  nos vies, les déviances, les dérives, les avatars de cette  société congolaise  fortement gangrénée par les maux les plus répréhensibles et le laisser-aller quasi généralisé.

Toukasse Valence

 

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