Le Parti congolais du travail (PCT) mobilise-t-il toujours ? Un nouveau souffle est possible si son président met le holà…

PCT: Sassou doit y mettre le holà...

PCT: Sassou doit y mettre le holà…

Au-delà du cliché de parti national, des doutes sont aujourd’hui permis sur sa capacité de rassemblement. Les mauvaises habitudes ayant pris corps. Le choix des candidats aux différentes élections, les cooptations et les pistons, sont incontestablement le poison qui décime ce parti. Si son président n’y prend garde, ou s’il ne se fie qu’aux rapports insidieux qu’on lui fait régulièrement, il y a des risques d’une faute politique, et de surprises désagréables. Sassou est certes toujours adulé, mais son parti lui, demande à retrouver de l’énergie et du dynamisme. Autopsie d’un parti qui réclame une profonde et systématique mue ! L’appel du devoir !
Le Parti congolais du travail (PCT), est le plus vieux parti du Congo. C’est certain. Le parti le plus national. Probablement ! Le plus grand parti ? Oui mais sa capacité de mobilisation à l’heure actuelle nécessite un recadrage. Les voix se perdent par milliers, mais doivent se gagner une à une. Ce parti n’a pas vocation à adouber quelques-uns au profit d’autres.
Au sortir de la grande confusion que notre pays a connue, en 1997, ce parti a été  « lifté ». Des nouvelles têtes l’ont pris d’assaut. Toutes les personnes détentrices des anciennes cartes, signées par Bongou Camille, se voient signifier l’obligation de s’encarter de nouveau. Des têtes tombent, certains s’en vont à tire-d’aile, l’amertume à la bouche. L’effort de guerre ne concerne pas que les militaires. Quoique déjà ministres ou conseillers du président de la République, certains qui ne s’estiment pas récompenser au prorata des efforts accomplis, et de la fidélité dont ils ont fait montre, aiment être toujours sur la brèche, avec un mandat d’élu. Le cumul des fonctions. Une foire aux maladresses. À telle enseigne qu’on ne compte plus les ministres députés. Sassou est toujours adulé, mais le PCT souffre des caprices de ses militants qui ne supportent pas le système des « clans » et ses toiles d’araignée.
Le tour du pays entamé par le président Sassou aura suffi pour comprendre  beaucoup de choses. Les populations viennent chez le président de la République, pas à son parti. Elles lui ont réclamé de changer la constitution pour ne pas faire échec à ses grandes ambitions pour le pays. Il s’agit d’un message, et de gens de divers horizons. Un large choix de personnes, pour ne parler que des suggestions qui parviennent au « Club Sassou 2016 », depuis une année, a tendance à attirer notre attention sur le fait, qu’elles n’en veulent pas à la personne du président de la république, mais aux « pets », à l’arrogance et à l’étalage des richesses de son entourage et de ceux qui hurlent partout dans les conversations brazzavilloises, être « du pouvoir ». Et lorsque l’on sait que la plupart des privilégiés sont membres du « parti », l’on ne s’étonne pas que certains compatriotes soient tout simplement outrés. Et même de quelques scènes de « monnayages » pour assister à certains rassemblements, du même parti.

Tout le monde s’accorde à le dire, les gens n’adhèrent pas au PCT, depuis quelque temps par conviction. Mais très souvent dans l’espoir de  bénéficier d’un ascenseur social. D’un parachutage. Ceux qui cotisent, ce sont la plupart des cas, les membres du gouvernement, les sommités du parti, les DG des entreprises publiques et parapubliques, mais rarement les militants de base. La facilité est passée par là. La boutique du parti ne passe plus, les gadgets se donnent, ils ne s’achètent plus. La force même du militantisme s’estompe. Certains ministres ont leurs femmes qui sont députés ou sénatrices, par la force du piston. Parfois, le couple en lui-même porte deux écharpes.

Le fait est que de nombreuses personnes veulent entendre autre chose. La refondation d’il y a quelques années aurait dû peut-être penser à un changement de dénomination. Aujourd’hui, la « Nouvelle République » est certainement une aubaine pour arrêter tout cet brouillamini, pour étudier la possibilité d’une nouvelle formation politique. Le PCT n’a plus pignon sur rue ne mobilise plus, comme jadis. il fait du gringue. Plus précisément en envoyant  chercher les militants par des transports « gratos », et l’assurance de quelques per diem. Si l’égalité des chances pour tous pose problème au Congo, c’est en partie à cause du poison des cooptations.

De même, l’actualité récente a également fait état, de plusieurs contre-pieds, quant à l’option d’un changement de constitution, de la part des alliés du PCT. Ce constat est un aveu de manque de dynamisme. Pas seulement en son sein, mais aussi vis-à-vis de ses alliés. Tant les sommités attendent tout du président du PCT, qui est en premier, le président de la République qui, lui a avant tout le pays, à diriger.

Or, le Parti congolais du travail peut très bien redevenir cette force politique qui draine les foules par simple enthousiasme et par militantisme, faire un véritable tonnerre. Et donner sérieusement  du souci à ceux qui lui contestent ses victoires.

Alors que le référendum approche à grands pas, que le camp d’en face exige une remise à plat du système électoral, le président de ce parti doit vite reprendre la main. Pour que ce parti livre bataille avec de militants enthousiastes et beaucoup moins de désordre.

Contrairement à ce que d’aucuns voudraient faire croire à Denis Sassou N’guesso, quant à l’issue du référendum, rien n’est encore acquis. Nous avons « fauté », pour avoir attendu trop longtemps afin de donner une meilleure lecture à tous de la constitution de 2002.
Aussi, il faut désormais que le président du PCT prépare le parti aux enjeux de l’avenir, à assumer les responsabilités politiques de demain, parce qu’il ne suffira plus simplement d’être du parti pour s’ouvrir un « couloir ». Ceux-ci seront ouverts selon les critères du mérite. Des millions de Congolais comptent sur Sassou. Et le parti du travail doit l’aider à assurer le plein-emploi à tous. Le résultat ne doit pas se faire attendre.

Trublions, nous ne sommes pas. Mais le « Club Sassou 2016 » sera la vigie de ce baroud d’honneur. Pour éviter  toute dérive. Dans l’intérêt du Congo, des congolais et de Denis Sassou N’guesso. Qui est le seul président de notre pays à être resté longtemps au pouvoir. Et qui demain sera « comptable », aux yeux de tous.

La vérité oblige de le dire, pendant ce mandat qui sera pour sûr, son dernier, Sassou devra  être au plus près de son peuple. Et devra être à l’écoute des Congolais, surtout il devra surprendre ceux qui abusent de sa confiance. Au boulot donc, pour faire gagner la « Nouvelle République ». Qui sera notre vote de confiance à celui que nous ne voulons pas voir partir.

Toukasse Valence

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