Après avoir fait le gros dos, il a finalement compris qu’il ne pouvait se passer de certains pays aux sous-sols riches en hydrocarbures…

Le gros dos, c'est fini...

Le gros dos, c’est fini…

« Comme prévu, ils vont te faire un prix ! » Capté par les caméras de télévision, le trait d’humour lancé par François Hollande au président du Gabon, Ali Bongo, devant une démonstration de Rafale, le 15 juin lors du Salon aéronautique du Bourget, en dit long. Confronté à la menace terroriste, le chef de l’État français est désormais contraint de composer avec  les présidents  africains. La tournée africaine qu’entame dès ce mercredi, 1 er juillet 2015 le président français. François Hollande,  qui commence par  Cotonou au Bénin, tourne essentiellement sur des volets politiques et économiques. Une forte délégation d’homme d’affaires français l’accompagne.

Demain, le chef de l’État français est ainsi attendu en grande pompe en Angola par le président José Eduardo dos Santos. Et, le lendemain, direction Yaoundé, où le président du Cameroun, Paul Biya, l’attend. L’Afrique a ses codes qu’il faut connaître, surtout cette nouvelle Afrique  sans complexe qui vise le développement, et un partenariat digne du siècle. Ce continent où la grande Chine a quasiment la mainmise.  François Hollande a longtemps tâtonné.

Selon notre confrère béninois, La « Presse du jour »,  « Hollande vient pour ses compatriotes et pour assurer   leurs affaires chez nous. La situation n’est pas reluisante en France pour que les chefs d’entreprises qui l’accompagnent viennent aider les nôtres. Donc, il vient réconforter notre président dans la politique qu’il mène au profit des entreprises françaises et au détriment des nôtres ».

La politique africaine de celui qui, alors candidat à la présidence française,  proclamait  lors de son mémorable discours du Bourget, le 22 janvier 2012, Présider là. République, c’est ne pas inviter les dictateurs en grand appareil à. Paris prend un grand tournant.  Autant le dire, il renoue avec le continent africain qui  semble déjà échapper au contrôle  de son pays.  À son arrivée à L’Élysée, Hollande a voulu mettre en place une nouvelle relation avec les décideurs africains. Hélas, il ne connaissait pas l’Afrique, ses mystères  et ses habitudes.  Simplement parce que l’Afrique de Hollande, plutôt de l’ancien étudiant de l’Ena, se limitait à ce stage à l’ambassade de. France à Alger et, moins connu,  et un autre de quelques jours en 1979 dans la Somalie prosoviétique de Siad Barré avec ses copains de l’époque, Jean-Pierre Jouyet ou Jean-Maurice Rippert.  Au début de son mandat, le nouveau chef de l’État français avait alors fait le tri, valorisant les dirigeants africains, selon lui « bien élus », tentant de marginaliser les autres qui n’ont pas leur langue dans la poche.  Comme Denis Sassou N’guesso.

Mais le voilà, à présent obligé à composer avec tout le monde. Surtout ceux dont les pays ont des sous-sols riches d’hydrocarbures comme   l’Angola, le Cameroun, le Congo, le Gabon et la Guinée équatoriale.  Ainsi, le 05 juillet 2015, il devrait  recevoir le président Denis Sassou N’guesso à l’Élysée. Évidemment ces petits «  Qatar africains », on ne saurait  faire sans eux la diplomatie française est donc  obligée de faire  du « gringue » à ceux qu’elle a un temps tout simplement méprisé. Les entreprises françaises ont  du plomb dans l’ail en Afrique, il devait agir vite.

Michèle Sylvère Délévoye

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