Voici l’homme, « le bokilo » qui pousse Sassou à marcher sur des œufs…

Il se prendrait pour  le moutard du moutardier du Pape...

Il se prendrait pour le moutard du moutardier du Pape…

Les choses sont pourtant simples, lui les complique. Il veut allumer le « feu » face à une opinion publique divisée. Il n’est déjà pas pris au sérieux par les opposants, contrairement à d’autres jadis, qui ont eu la chance de coordonner l’action gouvernementale. Ou ceux  qui ont pu avoir l’oreille du président de la République. Ou également ceux qui savaient appeler autour d’une table le camp d’en face. Il lance à qui veut l’entendre être le « coiffeur » du chef de l’Etat, celui qui le « réanime ». Alors qu’en réalité, le « bokilo », ne se soucie guère des enjeux en présence. Tout ce que le ministre d’État Firmin Ayessa entreprend depuis les consultations, ne réussit pas. Tant ses abords relèvent  d’un manque de considération de ses interlocuteurs. Au point de susciter comme pour le rendez-vous de Sibiti, le refus de ceux-là que l’on aurait voulus voir participer à ce dialogue. N’est pas négociateur qui veut.

Firmin Ayessa argue que le présidium des travaux du dialogue est  représentatif de toutes les sensibilités, alors que l’on sait que l’opposition radicale ou parlementaire n’a mandaté personne. Il rajoute de la confusion dans les esprits. Pour qui connaît le landernau politique congolais. Depuis quand Ntoumi et le CNR ont-ils été  dignes de représenter l’opposition radicale ? Le coup des quidams qui viennent marcher sur les plates-bandes de la véritable opposition, est classique. L’opposition, la vraie, aurait voulu, au préalable des discussions en amont, un simple toilettage de l’ordre du jour.

Firmin. Ayessa a  été à l’origine des consultations, il avait mandat pour négocier avec les leaders politiques. Il a échoué, n’a ramené beaucoup plus que ceux déjà dans le « coma ». Et quelques fieffés carriéristes.

D’avoir introduit les consultations sur l’état de la nation, et suivi de bout en bout, le ministre d’État Firmin Ayessa est pourtant mieux placé que quiconque pour comprendre qu’il y avait nécessité d’aller vers les autres et de les convaincre. Avant  de décider du cauchemar de Sibiti. Que non ! Il subsiste beaucoup de zones d’ombre que l’on aurait pu au préalable régler.

Alors même que la majorité présidentielle est en train de se désagréger, de perdre ses traditionnels alliés, « le Bokilo » ne s’attarde pas à demander, quel est le moral dans la « maison » avant d’envoyer les gens à Sibiti. Dans la majorité présidentielle, tout comme  dans le cercle même du pouvoir, les avis n’ont jamais été aussi divergents, les gens ne sont jamais sentis si mal dans leur peau, mais voilà que le plus proche collaborateur du président de la République, l’homme qui devait le convier à quelques derniers réglages, le laisse y aller.  « Go » pour Sibiti ! On est monté dans un coucou qui n’a pas été révisé.

Lorsque le Congo a besoin de toutes les attentions, et que l’on a entre ses mains la responsabilité  d’accompagner celui qui conduit une nation, l’on doit impérativement garder sa raison. Malheureusement, aujourd’hui, le président Sassou a pour collaborateur immédiat, un « Bokilo » qui joue au naïf. Ce qui, au demeurant risque  de coûter cher, s’il n’en mesure pas les conséquences. Il lui sera reproché de ne pas s’être préoccupé « du risque qu’il fait courir au président de la République en l’exposant à l’organisation d’un dialogue qui a tout d’un monologue, pour n’avoir pas été en mesure,  au regard de tous les moyens mis à sa disposition, et du temps, dont il a su disposer , d’amener à ce rendez-vous l’ensemble de la classe politique ?

La vie politique est faite de hauts et de bas, mais il faut savoir tenir. Surtout, l’on doit inlassablement continuer à travailler pour convaincre. Firmin Ayessa est un intellectuel, pas un homme politique, et c’est sans doute pourquoi ses tentatives de convier au dialogue l’opposition véritable ont toutes échoué. Ne viennent à lui que les micros partis et les leaders politiques carriéristes. Le dialogue national 2015 devait être «  le Congo rassemblé » dans toutes ses composantes, dans toute son histoire, et dans toutes ses générations. Hélas !

Un avion peut décoller et revenir au point de départ, lorsque le pilote constate qu’il y a risque de crash. Il rentre pour une révision, et repart dès que tout est paré. Comme disait Gavroche, dans Les Misérables  de Victor Hugo:  « – Qu’est-ce que vous fichez ? Blaguons-nous ? Faisons-nous les dégoutés? Vous faut-il pas les Tuileries ? Sériez-vous des brutes ?

Toukasse Valence

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