Colonel Marcel Tsourou: il est temps pour Sassou, de libérer son prisonnier «personnel »…

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Acquitté, au terme du procès du 04 mars 2012, contre le gré du pouvoir en place. Qui y aurait vu une sorte de défaite, Marcel Tsourou, encore officier d’actif s’est permis une liberté de temps sans pareille. Au point que le régime de mpila ne lui a pas laissé jouir trop longtemps de sa liberté. Un officier « rebelle » comme lui, de sources de la présidence, devait être très vite mis hors d’état de nuire, au risque de contaminer le reste de l’armée. On dirait que pour marquer le coup, il fallait tout juste lui coller un motif qui tienne. Ils l’auront trouvé, ah celui-là, « atteinte à la sûreté de l’État, détention d’armes, entretien de milices armées, troubles à l’ordre public… pour que Tsourou ne coule pas seule, tous ses soutiens avec lui. Un scénario digne d’un polar. Une scène de guerre en plein centre-ville. On dirait une « invasion ». Chronique d’une chasse à l’homme en règle. Comme il le prépare contre André Okombi-Salissa !

Le lundi 16 décembre 2013, les Congolais  s’étaient rendu compte que l’affaire Tsourou, en dépit du verdict du tribunal sur le drame du 04 mars 2012 (explosions de la soute à munitions à mpila) : acquittement du présumé mais condamnation à cinq ans avec sursis, était  encore très loin  d’être terminée. L’ancien secrétaire général adjoint du conseil national de sécurité (CNS), devait faire face à une autre « bataille », après que lui et sa garde personnelle avaient riposté à la « prétendue » perquisition que devait, comme on l’a raconté à l’époque, la police congolaise. Dans cette nouvelle affaire, où il a tout de suite été  accusé de rébellion et d’atteinte à la sûreté de l’État, on n’avait pas manqué  de comprendre, qu’il allait tellement l’acculer, qu’il allait avoir du mal à s’en sortir.

Les indices ne trompent pas,  qui ont montré  que Tsourou pire que lors de son incarcération au sujet des explosions de mpila, était dans le viseur de son ancien mentor : sa liberté de ton, son envie de tout déballer de ce système qui tient le Congo en coupe réglée, les disparus énigmatiques du beach…il fallait trouver le moyen de contraindre au silence cet officier dont les chahuts agaçaient le président et son clan.

Une agression aurait eu lieu le 15 décembre 2013, une patrouille de police aurait été attaquée par des hommes armés, qui ont mis les voiles. Une enquête judiciaire a été ouverte le même jour, visant à démasquer les coupables. Vous n’allez pas le croire ? En quelques heures, à peine la police les a « pistés ». Et découvert qu’ils se cachaient chez « l’acquitté. Marcel Tsourou. Les limiers de la police en sont formels, bonne nouvelle ! Le procureur de la République est saisi, alors que nous sommes le dimanche 15 décembre 2013. Il a quand même le temps un mandat de perquisition. On a tout de suite compris, que l’affaire sentait l’entourloupe. On a commencé très sérieusement, même à douter de l’attaque de la patrouille de police aux plateaux des 15 ans, quartier proche de l’aéroport Maya-Maya. Ce n’était qu’une feinte, destinée tout juste à accabler Marcel Tsourou. Les Congolais et les ambassades accréditées au Congo sont surpris des moyens utilisés  pour cette perquisition : des blindés.

C’était une « chasse à  Tsourou ». Le Wanted, mort ou vif. Il n’y a pas eu sommation, avant l’assaut de sa résidence. On n’a jamais vu, les armes lourdes qu’auraient pu utiliser les hommes de Tsourou. Tout ce que l’on a constaté, c’est qu’il y a eu plus de Maccabées dans les rangs des assiégés que dans les rangs des hommes de Sassou. Une bonne cinquantaine. Et tout ce que l’on a pu voir d’autres, c’est une trentaine de personnes, à la queue leu-leu, qui servait de bouclier à Tsourou, sortir. L’air hagard !

Mais l’on se souvient de cette voix, désespérée sur les antennes de RFI, les forces armées sont en train d’attaquées mon domicile ». Et puis après d’intenses échanges de tirs, de longues heures durant. Marcel Tsourou, certainement convaincu par le système des nations unies au Congo, a fini par accepter la réédition.

Les opposants savent depuis longtemps que Denis. Sassou-Nguesso n’est pas prêt à sortir par la grande porte. Et quiconque marchera sur les plates-bandes du président aura à craindre pour sa vie. On ne menace pas les intérêts et les « bonnes habitudes » de la famille régnante.

Dans l’affaire Tsourou, ce qui a beaucoup frappé les Congolais, ce sont les propos au vitriol du porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy. Qui, au lieu de s’en tenir aux faits, est allé jusqu’à évoquer les chefs d’inculpation et à prédire même un avenir sombre à l’ancien patron des renseignements militaires, en lieu et place du procureur de la République, qui n’avait pas encore parlé. Un peu comme si, les dés étaient déjà jetés. Bienvenu Okiemy aura, probablement sans le savoir, fragilisé la croyance en l’indépendance de la justice au Congo.

Aujourd’hui, le temps a passé, la procédure patine, les langues se délient. L’affaire est politique. On voulait faire taire Tsourou comme, ils s’emploient à le faire depuis quelque temps avec l’ancien ministre. André Okombi-Salissa. Le président de la République doit le faire libérer, ainsi que toutes les personnes arrêtées dans le cadre de son affaire.

Michèle Silvère Délévoye

 

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