Pouvoir et fétichisme au Congo : Ils sont prêts à tout, ils sacrifieraient père, mère et enfants s’il le faut…

Pour le pouvoir, ils sont prêts à tout sacrifier...

Pour le pouvoir, ils sont prêts à tout sacrifier…

Les fétiches les hommes au pouvoir au Congo y croient, il n’ya que cela qui compte.Beaucoup ne tiennent que d’avoir  régulièrement recours aux forces occultes.Le président de la république n’échappe pas à la règle.C’est lui le chef de « bande ».L’usage du mauvais sort aux autres est courant,chaque ministre a son marabout attitré.
Des présidents congolais,seuls Fulbert youlou et Alphonse Massamba débat auront occupé de gaîté de cœur le palais du Peuple. Tous les autres  ou presque, auront réfléchi par deux fois et hésité longtemps avant d’y emménagé. Marien N’gouabi préféra s’installer dans l’enceinte de l’ex état-major. Il faisait a-t-on toujours relayé confiance  aux esprits qui le protégeaient. Jacques Joachim Yhombi Opangault a longtemps  préféré sa maison de Mpila à côté du restaurant « La Congolaise ». Son successeur, Denis Sassou-N’guesso  prit ses quartiers au palais du Peuple.Alors que Pascal Lissouba, le président démocratiquement élu n’a eu d’autre choix que d’occuper une annexe aménagée  au sein du même Palais. Par crainte d’attraper un sort avec les fétiches de son prédécesseur. Et ce ne sont pas ses proches qui prétendront le contraire.
Aussi vraisemblable que cela puisse paraître, l’usage des forces mystiques et occultes a toujours été courant chez les hommes de pouvoir au Congo Brazzaville.

D’ailleurs Denis Sassou-Nguesso revenu au pouvoir en 1997, n’a regagné le Palais du peuple qu’il y a deux ans. Il lui a donc fallu seize(16) ans pour détruire les fétiches de son prédécesseur, Pascal Lissouba.

Aussi loin que l’on peut remonter, Pouvoir et fétichisme ne font qu’un. A chaque approche d’échéances électorales majeures,les sacrifices, il n y a que cela pour adouber les espritts et s’assurer la victoire.

Mais  sous la seconde présidence de Denis Sassou Nguesso, cela ne surprend quasiment personne, le rubicon  a été franchi. Le président est tout simplement « spécial »,  au point que certains l’appelle en catimini « docteur fétiches ». Les esprits sont au cœur même de son pouvoir. Vous voulez avoir les faveurs du président, accompagnez-le au cimetière d’Edou. Il y passe une bonne partie de l’année. Alors que l’usage, les coutumes et les us au Congo voudraient que l’on honore les morts le jour de la Toussaint, lui célèbre régulièrement les anniversaires de la mort de ses proches. Edou est devenu un « sanctuaire », et même « l’âme »  même de son règne.  C’est justement là qu’il prend les petits « tuyaux ».

On se demandera longtemps, pourquoi  certaines personnes dans l’entourage du président (conseillers ou enfants) ont le privilège de remonter les bretelles aux membres du gouvernement, à leur filer des douches froides. Ou pourquoi ils ont toute l’allure de « chefs hors hiérarchie », on aura tout simplement la réponse dans leur sacrifice vis-à-vis  des « bikoko », pour le maintien du président.

Ainsi certains conseillers du président ont le droit d’empêcher des ministres de la république de voyager, de les gronder au vu et su de tous sans gêne. Il ne fait pas dans la dentelle.

Pierre Savorgnan de Brazza, l’explorateur est revenu au Congo en 2006 où un mausolée lui  a été consacré, ainsi qu’à ses proches. Pourquoi avoir ramené  ses cendres d’Alger où il reposait depuis 1905 ? Pourquoi un mausolée pour lui et pas pour des figures mêmes de la libération du Congo, des fils du pays ? Ne cherchez pas plus loin !

Et pourquoi donc, le Roi Téké, Auguste Nguempio refusa d’entrer dans le mausolée, alors que les présidents Chirac, Sassou et Omar Bongo Ondimba entraient dans ce sanctuaire, le jour de l’ouverture dudit mausolée ? Mystère ! Toujours est-il qu’Auguste Nguempio a été empêché longtemps de sortie du territoire, même à l’invitation du « roi des rois d’Afrique, Muammar Kadhafi ». De sources concordantes, la présence de l’explorateur à Brazzaville est du ressort mystique. Au Congo, pays des pratiques sur les restes humains, on ne se fronce pas les sourcils. Tant l’épisode des enfants disparus de Moukondo en 1985, dont les corps étaient retrouvés sans sexes aura permis de comprendre l’ampleur des crimes rituels au Congo.

Maureen Kaufman

 

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