Rien n’est encore joué pour un troisième mandat de Sassou, pas de réactions précipitées, mais des actions concertées et proportionnelles aux calculs mesquins de ce-dernier…

L’opposition à Sassou ne doit surtout pas céder à la panique. Et engager des actions précipitées.  Ce d’autant plus que l’annonce de la date d’un référendum en vue de la validation d’une nouvelle constitution qui permettrait à Denis Sassou. Nguesso de rester dans le jeu politique, ne lui concéder pas déjà un troisième mandat. Ce n’est qu’une annonce.  Entre l’annonce faite hier  lundi 05 Octobre 2015 et la tenue même dudit référendum le 25 octobre, il  y a vingt jours  devant. Vingt jours durant lesquels beaucoup de choses peuvent se passer.  Un véritable soulèvement de la population.

Ne perdons pas de vue, les indices d’une angoisse et d’une peur immense qui hantent le président Sassou. En effet, plutôt que de tomber le masque lors de son passage devant le congrès, il n’a pas pu. Autant dire qu’il a eu peur d’être chasser du pouvoir. Au point de ne pas prononcer, tout simplement le mot référendum. La même peur et la même angoisse du vide et de la chute l’auront torturé et hanté pendant les festivités du 15 août 2015 à Ouesso. Nous devons comprendre que le président Sassou est conscient du réveil de  son peuple. Lequel ne supporte plus et ne tolère plus sa présidence quasi-éternelle et sa présence à la tête de l’état désormais inouïe.

Au fait, en décryptant longuement le communiqué issu du conseil des ministres, l’on a apprend deux choses:

Premièrement: le président joue sur deux registre. D’une part, il parie sur un tocard  » son passage en force »; et d’autre part il mise sur un statut d’ancien président qui lui garantisse de ne jamais être poursuivi pour les crimes tant humains qu’économiques qu’il a commis tout au long de son règne.

Deuxième: Le président Sassou  est très loin d’être  ce président qui n’a pas peur. Et qui brave tout le monde:  la communauté internationale, son peuple et son honneur. Parce qu’en réalité. Le président a la trouille. A la fois d’ a jouter à tous ses crimes celui de haute trahison. Il a tout fait pour faire croire, si les choses tournent au vinaigre qu’on lui a forcé la main.  Tout commence par ces appels repètés et honteux des sages fabriqués de toutes pièces à coup de « nguri », auquel l’on ajoute le front pour le changement de la constitution ( F2C), les consultations sur l’état de la Nation, et le dialogue de Sibiti.

Denis Sassou Nguesso, comme pour les assasinats de Marien Ngouabi, émile Biayenda, Massamba Débat et tous les autres morts qui le hante jours et nuits, a pris le soin de tout mettre sur le dos des autres, qui ne viennent pas du même coin que lui. Ainsi, le président du sénat André Obami Itou s’est vu confié la conduite  du dialogue de Sibiti. Lequel dialogue  lui réclame de changer la constitution ( il ne jure que de cela). Et ce n’est pas pur hasard qu’il avait choisi Sibiti. Après le refus de nos frères mbétis. Sassou, en effet a voulu, une fois de plus exposé les autres. Alors qu’il aurait  pu le faire à Oyo où l’hôtel Alima aurait pu, au moins faire le plein. Que non! C’est plus fort que lui, de faire porter le chapeau aux autres.

Et hier encore,  C’est Thierry Moungalla, un fils du sud  et de Sibiti qui s’est vu confier la responsabilité de lire le texte du  » chaos ».  Vous l’avez dévinez, ce n’est pas pour incompétence que l’ancien  » persifleur », le juriste Bienvenu Okiemi a  quitté le ministère de la communication. Sassou voulait éviter à  ces frères de la Cuvette de porter  cette responsabilité historique. L’on ne retiendra que Thierry Moungalla, alors que ce type d’annonce aurait chez les présidents  qui n’ont  peur de rien,  été faite par eux à travers les deux occasions qu’il  a eues.

De tout ce qui précède, il y a des doutes sur un troisième mandat de  Sassou, rien en tout cas n’est encore joué. Entre le référendum et la tenue de la présidentielle. il faudrait compter de nombreux mois. Et la déception de tous ces honorables et de tous ces vénérables qui ne seront plus sûrs  de revenir dans l’hémicycle, dans ce Congo où ils sont  toujours choisis. Tous ces grognons feront partie de « l’armée » des renforts de l’opposition, mieux de la véritable équipe nationale du Congo.

Ainsi sera pris, qui croyait prendre. Mais il faut surtout à l’opposition d’éviter des réactions à chaud. Les actions à menées doivent être concertées, mûries, ciblées et proportionnelle  aux calculs mesquins de Sassou.

Toukasse Valence

Les actions à menées  ne doivent pas  être précipitées, mais concertées, mûries, ciblées et proportionnelle  aux calculs mesquins de Sassou.

Les actions à menées ne doivent pas être précipitées, mais concertées, mûries, ciblées et proportionnelle aux calculs mesquins de Sassou.

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