Jean Marie Michel Mokoko n’est pas le bon choix, on n’invente pas un président, au retour d’un café…

  L’ancien général ne sera pas candidat à la présidentielle. Un officier-général  qui a des ambitions, vous dit tout de suite qu’il compte y aller. Pas besoin d’un « fan club » pour cela.MOKOKO

Le général Jean-Marie michel Mokoko restera là où il est. Et comme il est, même s’il suscite quelque peu d’enthousiasme. Au service de l’institution onusienne, on sert fièrement et avec honneur. Jusqu’à la fin de la mission. On attend la décoration. C’est le principe ! Personne ne peut se permettre, et surtout, tout de go, d’exhiber quelques portraits pris à l’occasion d’une rencontre, parfois fortuite, la candidature de JMMM, comme une obligation. A ce point-là !

L’ancien chef d’état-major des forces armées congolaises, officier républicain aurait pu servir dans le cadre d’une transition, s’il y en avait eu. Hélas, le temps est désormais compté. On n’invente pas un candidat. Pas plus qu’on ne fabrique un président à la vitesse de l’éclair. Qui ne s’est pas foutu de dire à ses compatriotes clairement qu’il a des ambitions.

Certes, Jean Marie Michel Mokoko, a laissé de très bons souvenirs comme chef d’état-major, Mais dans le contexte des changements désormais attendus par les Congolais, il ne convainc pas. En plus de ne pas être en odeur de sainteté avec lui-même. Un général, même à la retraite, lorsqu’il a des projets, cela  joue en attaque, jamais en défense. Il va à l’assaut des défis.  C’est presque une déformation. Un prestige du treillis. Tous ceux qui ont fréquenté de hauts gradés dignes de leurs étoiles le savent.

En l’occurrence en face d’un esprit malin et rotors comme Denis Sassou-Nguesso. On se tient en embuscade. Or, Jean-Marie Michel Mokoko, puisqu’il s’agit de lui, n’a pas surgi du bosquet au moment opportun. Pas plus qu’il n’a mobilisé ses fidèles encore actifs dans l’armée pour donner le soutien tant attendu par le peuple congolais dans la période du 20 septembre 2015. On a compter des morts, des blessés graves. Depuis quelques jours la blogosphère s’est emballée, en raison des assertions de quelques « frères » qui croient que JMMM serait l’homme de la situation. Cela s’appelle, du « désordre ».

JMMM doit sa carrière  internationale à Sassou. Son expérience d’homme politique a été un fiasco. Son parti a connu une existence en feu de brindilles. Si Sassou ne l’avait pas pris dans son sillage comme  conseiller, il serait dans la corbeille.

Aussi, plutôt que d’inviter un nouvel acteur dans une équation de candidature unique déjà trop  corsée, il serait mieux de reclamer à l’opposition ( IDC-FROCAD), une mise immédiate en ordre de bataille. Ainsi que la désignation d’un candidat unique, de consensus à la présidentielle 2016. Si, bien entendu, les garanties d’un scrutin transparent et réellement indépendant sont acquises.

À l’évidence, il faut éviter de plébisciter un officier resté fidèle à Sassou, et prompt à se débiner dès que l’on évoque sa candidature. Certains prennent leurs rêves et leurs délires pour la réalité. Un général à qui, il manque la force de caractère, simplement pour dire : «  je serai candidat », ne doit pas briser la cohésion qui s’organise au sein de l’opposition. Les gens ne sont  souvent pas ce que l’on croit.

Michèle Sylvère Délévoye

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