Benoît Moundelé Ngolo ne se convainc pas du prêchi-prêcha de la « nouvelle république »…

La valeur, c’est ce qu’il faut avoir face à l’évidence. L’ancien préfet de Brazzaville qui a longtemps pratiqué le président Sassou, sous ses différentes présidences, revendique l’alternance. Il n’est pas de ces « saltimbanques » qui prédissent au monarque « la royauté »…

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Dans l’entourage de Sassou, il y a des gens qui ont peur de dire ce qu’ils pensent. Et de reconnaître qu’aussi longtemps qu’il a gouverné le Congo, le président Sassou-Nguesso s’est planté. Sur toute la ligne. Des barons du régime qui refusent volontiers, de se faire au réalisme. Qui se barricadent, préférant jouer  au bouffon du « roi ». Et pourtant le général Benoît Moundelé Ngolo  a surmonté la peur. Face aux siens, il a su garder toute sa lucidité d’esprit pour se projeter dans l’avenir pour un passage de témoin à une nouvelle génération. Et il n’est pas mort.

L’ancien préfet de Brazzaville estime qu’il faut donner une nouvelle perspective au pays. Cette folie de vouloir  de mettre tout le monde dans le même moule. Et de croire que tout sera rose avec une nouvelle constitution, il n’ y croit que dalle ! Il n’accepte pas non plus l’idée d’un pouvoir à vie, qui relève à l’entendre du romanesque. Si jusque-là,  tout a réussi  au tyran, Bénoît Moundelé Ngolo, notable d’Oyo sait que cela n’augure en rien une réélection certaine. L’homo-politicus qu’il est, ne perd pas de vue le désir ardent  de changement qui agite la jeunesse du Congo. Chaque fois qu’il a pu s’entretenir  sans langue de bois  avec quelques trentenaires et quadra, il a compris que les mois à venir réservent bien de surprises et une vague d’agitations, si la présidentielle anticipée se solde par de tripatouillages et de cafouillages monstres qui ont toujours caractérisé le pouvoir.

Sassou peut abouler tout ce qu’il a planqué- essentiellement tiré des recettes de l’état; de même sa progéniture peut venir à la rescousse. Ce sera à perte ! Tous ceux qui prennent pour sûre, la  chronique de cette victoire déjà annoncée à cor et à cri, risquent l’évanouissement.

L’opposition congolaise (Idc-Frocad) qui a compris le jeu trouble du tyran, aura sa « peau ». On va tellement  lui saler ses prétentions de président à vie, avec des garde-fous comme, il n’en a jamais vu. Et avec une pleine corbeilles d’équité et de transparence, que ce sera, au final, la bérézina!

La présidentielle 2016, ce ne sera pas le référendum. Sauf à être sorcier, il y aura un Knock-out, à la loyale ! Comme en 1992.  On lui donnera juste son pourcentage connu.  Sassou, en jouant à un jeu dangereux, court l’humiliation.

Michèle Sylvère Délévoye 

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