DERNIER AVIS AUX OPPOSANTS : Laurent Gbagbo avait revendiqué sa victoire  face au général Guei par une désobéissance civile…

MOKOKO

Tous les moyens sont bons pour écarter le serpent. Laurent Gbagbo, l’avait compris. Lui qui avait dû faire face à Robert Guei, comme aujourd’hui le général Mokoko contre  Sassou-Nguesso qui a perdu le sens de l’honneur.  « S’il y a fraude, je ferai descendre mes militants dans la rue », avait prévenu le leader socialiste, lequel d’ailleurs envisageait en même temps  un scénario « à la yougoslave », si la victoire lui était volée.

Entre l’avant et l’après scrutin, Gbagbo aura finement préparé la sortie du général Gueï. Il était allé jusqu’à lui  promettre « une grande place dans l’histoire collective du pays ». Mais c’était sans compter,  la soif inextinguible du militaire en déroute. Comme désormais Sassou qui s’accroche en dépit des premiers résultats qui tombent. Et qui confirment sa bérézina. Apocalypse now !

Il eut évidemment une désobéissance civile. Une confrontation entre militaires et manifestants devant le palais présidentiel ivoirien, dans le quartier du Plateau à Abidjan. Les militaires qui défendaient le palais s’étaient tout juste contenter de  tirer  en l’air. Personne, en tout cas ne voulait mourir pour le putschiste Robert Gueî. Mais bien vite, les  gendarmes, s’étaient ralliés au mouvement de protestation. Ce sont eux qui avaient principalement aidés la population à prendre le  contrôle du bâtiment de la radio nationale. On se souviendra que le général Mathias Doué, numéro deux de la junte avait lui aussi rejoint, au regard de la contestation qui montait, le mouvement populaire.

Privé du soutien de l’armée et confronté à la détermination des manifestants, le général Gueï avait quitté le palais présidentiel à bord d’un hélicoptère en direction d’une base aérienne. Même le capitaine de frégate Henri Sama, ministre de la Communication, s’était illustré par son patriotisme en reconnaissant la victoire de Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle. L’annonce avait été faite au moment où de milliers de manifestants convergeaient vers le quartier du Plateau, bravant l’état d’urgence proclamé par le général Gueï.

C’est pourquoi, l’opposition congolaise ne doit pas attendre, c’est maintenant qu’elle doit revendiquer sa victoire, pour un duel au deuxième tour, J3M-Parfait Kolelas. La pression, c’est maintenant. Il faut mettre le chef d’état-major des armées devant ses responsabilités. Nous devons pousser Sassou à reconnaître sa défaite.  Laurent Gbagbo n’avait pas d’armée quand il a réclamé sa victoire face à Guei.

Toukasse Valence

 

 

 

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