Boycotté par la France et les USA depuis son simulacre d’élection, Sassou n’est pas à l’abri d’un coup de force…

La stratégie du « guignol has been » qui s’offre une réélection antidémocratique- et  croit se payer la tête de toute la communauté internationale , a buggé.  Les violations répétées des droits de l’homme, le réveil des  rivalités Nord-Sud, les assignations  à domicile et les humiliations que le tyran fait subir aux opposants ont fini par agacer  et à  favoriser l’unanimité sur  l’ultime solution. Au point que désormais, les jours de l’homme qui se voulait, président à la mort, sont comptés.

Le président congolais, Dénis Sassou-Nguesso fait  les frais d’un entêtement idiot et humiliant.  A trop vouloir imiter La Corée du Nord, il s’est pris le pied dans le tapis. Un passage en force, aux yeux des gendarmes du monde, avec tout le ridicule qui va avec,  a mis le tyran en marge  de la communauté démocratique. On lui avait bien dit qu’une p une réélection usurpée fera de lui, la risée du monde, il n’a voulu rien savoir.

Aujourd’hui, presque deux mois après son hold-up, toute la communauté internationale rejette en bloc sa tragi-comédie. Aucun gouvernement occidental n’a reconnu son élection. Pas plus qu’on ne lui a envoyé de message de félicitation. Lamentable !

En tout cas, personne ne se bouscule pour aller chez le dictateur. François Hollande qui effectuera bientôt une tournée africaine a plutôt choisi de se rendre chez les chefs d’états  démocratiquement élus, que chez les présidents mal élus. Hollande séjournera en Centrafrique et au Nigéria. Brazzaville n’est qu’à un vol d’oiseau de Bangui, mais c’est non ! Pas question pour le président démocrate d’aller dans un pays  où l’alternance est boycottée.

Dans la foulée, l’Amérique est montée au créneau en dénonçant sévèrement les  irrégularités constatées lors de l’élection présidentielle  organisée par le tyran, de même que les graves violations  des droits de l’homme désormais légion au Congo- Brazzaville. Et craint que cette mauvaise habitude ne prenne corps et ne contamine les autres pays, en l’occurrence, le Congo voisin.

Les revers du passage en force de Sassou se multiplient déjà.  Le tout nouveau premier ministre congolais  s’est vu refuser le visa pour aller plaider à Bruxelles.  Tout le monde veut laisser Sassou dans sa galère post électorale.

Comme quoi, l’épreuve  de force n’a pas payé. Ce d’autant que la tension reste palpable à Brazzaville.

Pris entre une communauté internationale qui le raille et le rejette, et une opposition qui se refuse catégoriquement à valider sa réélection,  l’unanimité se dessine désormais sur la nécessité de le « gommer », par la force. Le tyran, même entouré de ses chaperons n’est pas à l’abri d’un renversement.  Son sort ne dépend plus que du feu vert de la communauté internationale. Les pressions montent. Dire que Sassou se croyait tirer d’affaire, après son investiture!

Maud Kaufmanone

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