Et si Istanbul était le dernier voyage de Sassou comme président du Congo !

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Son voyage en Turquie, pourrait  être le tout dernier…

Épingle  et isolé par l’UE , les USA  et l’ONU,  depuis  qu’il s’est  succédé au pouvoir malgré  sa défaite,  le président congolais Denis Sassou Nguesso,  fait face dans la douleur, l’humiliation et la honte à un  entêtement inutile.  Entre une opposition qui se refuse contre tout l’or du monde à lui reconnaître son forfait, et un peuple qui veut l’alternance, le scénario  d’un dernier voyage  qui pourrait être celui d’Istanbul,  parait vraisemblable.  Pour celui qui se prend le Congo pour son  butin de guerre.

Dans la foulée d’une série d’injonctions téléphoniques  et écrites, mais aussi d’d’événements inattendus et inquiétants, l’entourage de Sassou se passe discrètement la consigne : le risque d’un voyage sans retour de leur Homme. Alors que le tyran doit se rendre à Istanbul en Turquie. La stratégie du pouvoir a foiré.  L’après hold up semble plus compliquée qu’ils ne le pensaient. Le fait de mettre la pression sur l’opposition et de braver la communauté internationale tout en activant la contagion du pouvoir à vie dans la sous-région n’a fait que précipité les choses.  Faits troublants ! Bokassa était allé demander de l’aide à Kadhafi quand il a été débarqué.

Si Sassou aime le Congo, il devrait se rendre à l’évidence que son  hold up  électoral ne sert pas du tout le Congo.  Ce d’autant que ce geste tout à l’opposé du bon sens et de la sagesse des Hommes Etat lui a non seulement fait perdre au yeux du monde respect et considération, mais aussi verrouiller  diplomatiquement     son pays.   Une constitution  changée  pour faire plaisir au tyran-qui veut la voie royale,  la pilule reste amer. Surtout après une bérézina qu’il a tout simplement transformé en victoire.  Envers et contre la réalité des urnes.  Et le rapport d’un Michel Kafando  qui n’a jamais été d’humeur  à accompagner les tyrans  dans la présidence à la mort. Aucun observateur averti n’a jamais gobé ce coup tordu.

Depuis quelques temps le Rubicon a été franchi par Sassou, mal conseillé et trop porté par son ego. Des opposants qui se font encercler, parce qu’ils se refusent à lui reconnaître son hold up, le Pool qui s’ouvre en théâtre  d’un pilonnage en règle. Il est allé bien trop loin.

Et quand le ministre des affaires étrangères du Congo croît qu’il peut s’offrir le départ de Madame  Saskia De Lang, la représentante de l’UE, on lui rappelle justement que L’Europe  ne reconnait pas le simulacre de victoire du tyran. Panique dans le clan ! En réalité Sassou file ses derniers jours à la tête du Congo- Brazzaville.

Quand Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa en remettent une couche, celui  de  mener la rébellion depuis leurs résidences surveillées, il y a de l’électricité dans l’air.

Un premier voyage en Europe d’un président mal aimé et boycotté, sans escale à Paris,  il y a  vraiment de quoi s’inquiéter.  Les partenaires du Congo l’ont compris.  Une petite escadrille en l’air suffit à faire détourner son vol retour dans un pays où il pourrait être accueilli. On comptera moins de victimes et la chute se passera en douce.  Entre laisser au pouvoir un tyran qui pourrait encore causer des morts et des dégâts incommensurables. Et le faire partir  sans grand risque, l’on aura bien réfléchi ! Dans un Congo assis sur une poudrière, si Istanbul échoue, il y aura bien d’autres occasions.

Maureen Kaufman

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