IDC-FROCAD : Chronique d’une opposition incapable de faire face à l’adversité…

Elle s’apitoie sur sa victoire volée; alors qu’elle avait la mission de tout faire pour que cela n’arrive jamais. Elle a laissé se tenir un référendum qui devait modifier la constitution et donner du poil de la bête au dictateur; elle a accepté de participer à une élection  chapeautée par un comité à la botte du tyran. Et même elle  reste incapable d’organiser des mouvements de rue et l’insurrection. Pendant que ses membres les plus influents sont brutalisés quand ils ne sont   pas retenus prisonniers.  

Ne nous voilons pas la face,  L’IDC-FROCAD  a encaissé beaucoup de coups. Elle  n’en a marqué aucun. A force de se  figer sur les chahuts, les  communiqués à foison- et d’attendre que le pouvoir lui soit livrer les clés en main, les leaders de l’IDC-FROCAD  assisteront  groggy, à l’anéantissement complet de tous leurs espoirs.  Il est temps pour cette opposition  de  mettre de l’allant dans ses activités.

Les Congolais vivaient dans l’espoir d’arriver à l’alternance. Le Frocad-Idc a déçu le peuple. Avec ses stratégies à deux balles. Mais il est encore possible de refaire le match et de le gagner.  A conditions de changer de méthodes. Et de faire enfin face à l’adversité.

Il n’y a rien eu sous le soleil. Depuis un bon moment. Hormis l’emprisonnement du général Mokoko. Mais cela devait arriver. On s’y attendait!

Dès août 2015, alors que les révoltes commençaient à s’organiser, certaines voix auront tout simplement préféré  la docilité face à un dictateur. Elles le regrettent amèrement aujourd’hui.

On a laissé des jeunes mourir ; d’autres ont été bastonnés à mort- sans jamais  donner l’ordre du soulèvement.  Sans d’ailleurs laisser le peuple reprendre son droit sur le tyran. Ceux qui ont pris la tête de la contestation  se sont  tué à appeler le peuple à la modération.

La France, les USA et l’Europe ont fait  ce qu’ils pouvaient pour nous aider.  Nous n’avons pas   saisi  toutes ces occasions qu’ils nous ont offertes.  Il y a eu l’isolement du tyran et de son régime sur l’échiquier international. Nos partenaires ont attendu en vain, qu’il y ait un soulèvement.  Comme au  Burkina.  Que nenni  ! Parce que certains s’attendaient à recevoir le pouvoir  des mains de Sassou, tout sourire.  Diantre !

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Nous avons eu moult possibilités pour déloger le tyran. Les choses ont foiré, dès lors qu’au tout premier meeting de l’opposition,  ils n’ont pas laissé le peuple  marcher sur le palais. Ils l’ont payé très cher.  Ce d’autant que Sassou dès le lendemain,  a sorti le grand jeu. Avec un méga-meeting payé rubis sur ongle, comme pour dire  » je mobilise plus que vous ».

Au lieu de s’inspirer d’un pays comme le Burkina Faso,  où on n’a pas laissé le moindre temps à Compaoré de modifier la constitution; au Congo- Brazzaville, Sassou  d’un tour de maître aura marqué le premier but, « la mort subite », à travers l’organisation  du référendum.  L’opposition a été mis K.O ! Par son inertie !

Les leaders de l’opposition n’ont pas compris la leçon. Bien au contraire,ils ont acquiescé, en acceptant de participer à scrutin où le vainqueur était connu d’avance.  Dans un ce pays où tout l’appareil étatique  fait allégeance au parti au pouvoir et au tyran lui-même.  Et ce qui devait arriver, arriva : la victoire volée !

A Brazzaville, les rares mouvements de foule et de protestation sont toujours venus d’un côté, le Sud ! Le Nord n’a jamais bougé. Pas plus qu’il  y a d’actions collectives ou synchronisées. Il faut oser le dire, beaucoup de leaders peinent à mobiliser et à faire descendre leurs militants dans les rues. A ce jour,  les grandes mobilisations sont organisées dans la diaspora.

Or pour faire tomber  Sassou, ou du moins le chemin qui mène au « Palais du Peuple », est à Brazzaville. La France, les USA sont restées perplexes face cette opposition incapable de tenir tête au tyran, malgré tous leurs soutiens. Alors qu’en politique, les muets ne comptent pas. Le vide non plus.

Lorsqu’on entend le général Mokoko se plaindre « d’être lâché par la France », il y  a à craindre.  Au cours de la seule année 2016, il y aura eu l’alternance dans trois pays : le Burkina, le Bénin et la Centrafrique. Au prix  de leurs propres efforts. Et en dépit de la volonté de l’ancienne métropole de vouloir y installer ses hommes de paille. On devrait se demander, pourquoi le Congo est en marge de cette noble évolution. Le tyran n’a pas été plus fort, il ajuste repris la main face à l’incapacité de son opposition de s’imposer. Et face  surtout à ses multiples volte-face. Quand il faut y aller, il ne faut jamais hésiter.

Aujourd’hui, cette opposition  devrait  faire son bilan. Et  dire aux Congolais, pourquoi, pourquoi elle a échoué ? L’IDC-FROCAD doit faire son autocritique.  C’est trop facile de tout mettre sur  le compte de Sassou. Il ne faut jamais oublier qu’il boxe dans l’autre équipe et dans la catégorie de  tous ces dictateurs qui ont décidé de boycotter l’alternance.

Toukasse Valence

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