Okombi Salissa, le purgatoire du « fils » impardonnable…

Il a  autrefois été, un indéfectible  soutien du président Sassou N’guesso. Il a même été son lien avec la jeunesse, à travers le CADD-MJ, avant  d’aiguiser son appétit du pouvoir.  André Okombi salissa  rêvait de succéder à son mentor, il  croyait son heure arrivée. Aujourd’hui, il est incarcéré. Tout ne fait que commencer pour lui…

Denis Sassou N’guesso a eu beaucoup d’affection pour André Okombi Saslissa. Il le trouvait si brillant.  Sassou l’adorait. Il l’a propulsé ministre pendant près de dix ans,  l’a baladé de ministère en ministère. AOS savait décrypter les coulisses  du pouvoir. Mais il a très mal  interprété les intentions de son ancien mentor. Il n’a surtout pas compris que ce dernier n’était pas encore prêt à passer la main.  Du moins en 2016.

Sassou a  déployé  tous ses  trésors de séduction, il a fait les efforts nécessaires pour ramener son fils perdu à la « maison », quand tout pouvait encore être arrangé et même, quand son retour en grâce était encore envisageable. Il  est aussi passé par  les sommités tékés pour  ce faire. L’autre n’a jamais voulu. Mais le pouvoir lui est passé sous le nez. Il était loin du compte.  André Okombi Salissa n’a pas été comme certains, simplement contre l’illimitation des  mandats. Il s’est carrément opposé  au changement de la constitution.

Il a péché en paroles : «  Si Sassou annonce le référendum, il va quitter le pouvoir », mais aussi, «  Si Sassou  annonce, la date du référendum, il va partir ». Le président n’a jamais aimé, les sorties musclées de son ancien protégé. Il n’a jamais rien compris que celui à qui, il avait presque tout donné, ait pris le contre-pied.  Mais les lignes n’ont jamais  vraiment bougé, à Ouenzé, à Poto-Poto, à Talangaî, à Nkombo ou à Massengo, comme beaucoup le croyaient.  On pouvait ainsi mesurer le poids politique de ce fils   qu’il voulait du pouvoir. Pour revenir en grâce, il faut  être courageux, il faut des idées, de la méthode et des stratégies. De vraies.  Sassou a attendu au moins que son fils « perdu », reconnaisse sa victoire ou qu’il assiste au moins à son investiture.   Comme il l’a attendu de Parfait Kolelas.  C’était mal connaître l’homme.  AOS  a fini dans les bras de Ntumi. Sassou ne pourrait être indulgent.  C’est là que le vase a  débordé. Il y a des circonstances qui  peuvent resserrer des liens. Elles sont loin, dans le cadre de l’affaire Okombi Salissa.  Et lorsqu’il apprend l’arrestation d’André Okombi à Massengo, il n’y a d’abord pas cru.  Il n’en revenait pas qu’il ait été cueilli comme un fruit mûre.  Cela fait quatre ans que le colonel Marcel Tsourou est au bagne, un an déjà que le général Mokoko l’y a rejoint.  Tout ne fait que commencer pour Okombi Salissa.  C’est le début du purgatoire.

Doudane Marsinipurg

 

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