Auguste Nguempio, un roi vraiment « nza nza »…

La prospérité du royaume téké n’est plus qu’une illusion. Aux velléités sécessionnistes  de Michel Ladzoumou, autoproclamé roi de Mbaya A Mfumu, pistonné par le régime, s’ajoute désormais  la chasse aux cadres tékés. Auguste Nguempio  ne comprend rien de ce qui se passe.  Ils sont en train de décimer  l’élite teké,  François Odzali, l’un des rares self made man congolais  est persona non grata au Congo; Marcel Tsourou condamné  à perpétuité est mort  dans des conditions aussi mystérieuses et qu’inexpliquées; Martin Mbemba  n’a dû son évacuation en France qu’après une mise en résidence surveillée aussi grotesque que barbare; André Okombi Salissa a rejoint Jacques Bananganzala en prison; Joe Ebina l’activiste qui donne l’insomnie à Sassou  ne tient que de sa nationalité américaine; Florent Ntsiba, en disgrâce à Mpila  n’est pas  non plus à l’abri d’une arrestation.  Maître Essou l’avocat de Marcel Tsourou  vient de gonfler la liste des bagnards.  Mais Le Roi Auguste Nguempio est aux abonnés absents. On lui a envoyé l’innocence tout droit venue de Gamboma pour le dépouiller de ses pouvoirs, il n’a  rien vu ! Good Save the King !    

Un roi, ça de l’allant. Ça monte au créneau.  Un chef de terre a toujours son mot à dire. Il doit être sûr de son bon droit. Surtout, il doit toujours être droit dans ses bottes. Lorsqu’on a le sang de ïloye Makoko qui coule dans les veines, on  tient son rang. J’ai eu l’honneur  de connaître, le chef Ngambio, de m’asseoir avec lui autour d’un feu, de profiter de ses précieux conseils, quand il le pouvait.  Le « vieux » comme, nous l’appelions, n’était qu’une déclinaison de la royauté(Makoko). En sa qualité de fils de Ngamaba Ntsalakoua,  petit fils de Makoko. Mais l’adolescent de 12 ans que j’étais a pu le voir à l’œuvre, dans ses colères, lorsqu’on le poussait dans ses retranchements.  Ou même lorsqu’il constatait que les pouvoirs publics ne lui laissait guère le choix.  Louis Ngambio ne s’est jamais laissé faire.  Ngambio est entré dans l’histoire. C’est l’immortel de Mfilou.. Pascal Ngouanou, alors maire très célèbre du dernier arrondissement de l’époque  » mwana ntsounka » aura appris à le connaître. Il savait à qui, il avait affaire. Tâ Ngambio savait utiliser la nature pour montrer sa colère, lui, le descendant de Makoko. Des ravins aux inondations, les chinois qui ont construit l’hôpital de Mfilou ont pu mesurer sa puissance et son autorité de chef Batéké. Les pouvoirs publics  (Sassou I) avaient appris à venir à lui. Parce qu’il pouvait  tout verrouiller dans son territoire.  Ngampio, puisqu’il s’agit de lui, n’était pas comme Auguste Nguempio, l’actuel Makoko. Un roi vraiment « nza nza », bizarre !

Les cadres tékés sont victimes  d’une véritable chasse aux sorcières. François Odzali  a dû trouver refuge en France. La machine infernale du régime a tout fait pour le mettre sur la paille. On a mis les bâtons dans les roues  au seul véritable  opérateur économique congolais, self made man.  Il réclame à l’Etat des milliards de CFA. Il n’est plus le bienvenu au Congo.

Maître Martin Mbemba,   un autre téké a été mis en résidence surveillé, pendant près de deux ans. Son aide de camp est mort en prison de suite d’atroces tortures.  Si son état de santé ne s’était pas détérioré, Martin Mbemba ne serait jamais sorti du Congo.

Marcel Ntsourou, colonel rétrogradé soldat  vient de mourir en prison. Il n’était qu’un prisonnier politique, coupable d’un chahut d’officier valeureux sûr  de ses états de services dans la dicture. Laquelle dictature aura pilonnée sa résidence à l’aide de mortiers et d’hélicoptères sans le tuer. Il aura humilié la garde prétorienne de Sassou. Sorti indemne d’un état de siège de plus de 4 heures, on savait ses jours comptés. Les,  » damnés », ils l’ont eu.

André Okombi Salissa  est au fond du trou dans une cellule de la police politique du pouvoir. Comme toujours sous le fallacieux prétexte d’atteinte à la sûreté de l’état. 

Maître Essou, avocat de Marcel Tsourou vient d’être incarcéré. Il en sait peut-être trop. Tsourou lui a probablement confié des secrets. Il ne recouvrira sans doute pas la liberté de sitôt.

Mais bon sang, mais où est le roi ? Où est passé Nguempio ? Nous disons tout net, à la dictature,  » Boma Tika ! «   Toute cette chasse aux tékés n’est qu’un piston au fiston. Mais le Congolais a toujours eu des préférences,  » Boma Tika « . Lesquelles préférences sont loin de celle que l’on est train de nous imposer  lentement.

Chers amis, votre site devient « Boma Tika «  !

Doudane Marsini

 

nguempio

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