« Kiki » ne sera jamais président. Vouloir n’est pas pouvoir.

Être libre, le célèbre philosophe existentialiste, Jean Paul Sartre, nous l’a appris,  » n’est pas pouvoir faire ce que l’on veut. Mais c’est vouloir, ce que l’on peut « . Denis Christel Sassou Nguesso rêve de diriger le Congo-Brazzaville, pays pris en otage depuis lurette par le tyran, son géniteur. Qui le considère comme sa propriété. Qui veut qu’un autre Sassou succède à Sassou. Après s’être enrichi, après avoir mis à sac et à terre nôtre société nationale de pétrole, « Boma Tika », considère le Congo comme un cadeau que son père devrait lui faire. Dans sa quête du pouvoir se mêlent : les intrigues, les divisions familiales, le fétichisme,
les règlements de compte, les emprisonnements d’opposants, les intimidations,le chantage et le plagia d’une oeuvre littéraire, « Plein d’intérêts pour les autres », nous y reviendrons très prochainement.
Un autre Sassou ne peut succéder à Sassou. Les Congolais ne tolèrent pas la dynastie.
Si « Kiki »croît prendre tout le monde de court, et même que le chemin est ouvert, errare !
Le président Sassou peut multiplier les pistons en faveur de son fils, et servir des « coupe-faim » aux autres candidats à sa succession, rien n’y fera. « Boma tika, jamais akozua ebonga ». Il ne sera jamais président.
Autour du président Sassou, on se gausse de cette frénésie qui s’est emparée de Denis Christel Sassou Nguesso. Firmin Ayessa a quitté le cabinet présidentiel parce qu’il a su mesurer les risques d’une succession héréditaire et surtout parce qu’il s’est farouchement opposé à la sortie d’un livre « Plein d’intérêts pour les autres,
La métamorphose de Denis Christel Sassou Nguesso », lequel présentait le fils cadet du président comme un dauphin qui a déjà endossé ses responsabilités,
un altruiste qui a pris conscience du rôle qu’il peut jouer au Congo. F.A n’en à jamais voulu, malgré les rodomontades de la soeur de l’autre, Claudia Lemboumba Sassou.
En fait, plusieurs camps s’agitent et s’affrontent dans le clan au pouvoir. Les enfants sont divisés, on parle d’un duel « Congo-Zaire », Tous craignent des lendemains qui déchantent. La désastreuse cote du président à l’international à fini par ternir son image. En effet, depuis ses deconvenues avec le FMI, il est pris pour un « vieux fou » qui s’accroche au pouvoir, au mépris du bon sens. Le superbe remplacement de Denis Sassou Nguesso par Denis Christel Sassou Nguesso agace tout le monde. L’armée et le PCT ne sont pas en reste. JDO, le taiseux suscite de l’espoir. Et au-delà de son silence affiché, il pourrait avoir le soutien du haut commandement qui s’offusque que le successeur soit de l’autre rive. L’embarras est général.
Mais, revenons à Jean Paul Sartre ! Ce grand philosophe, nous explique, que l’on ne peut avoir que ce que l’on peut. On ne peut tout avoir. L’homme ne peut pas avoir tout ce qu’il désire comme bon lui semble. Sartre nous dit aussi que l’homme doit agir et exercer sa liberté de manière réfléchie et dans un cadre bien défini. Il y a des limites à ne pas franchir. Le pouvoir à vie, la dynastie et l’autocratie, la corruption et le tribalisme, le favoritisme et les privations des libertés…,sont les limites que les Congolais ne peuvent plus tolérer
Mais au fait,que peut donc « Kiki » ? Il ne peut que rêver, il ne peut que se voir en successeur de son père. Il peut croire que le Congo est une dynastie. Il peut aussi croire que le peuple souverain est vaincu. Il ne voit pas plus loin que le bout de son nez.
Oui, « Kiki » est un homme libre. Chacun de nous est libre, libre de vouloir. Mais être libre, c’est avant tout pouvoir faire des choix qui ne nuisent pas aux autres. Qui ne favorisent pas et ne reveillent pas le dédain entre deux pays voisins. Comme a su le faire le sage Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui aime beaucoup son fils Obiang Lima, fruit de son union avec une Santomeenne. Mais qui a plutôt choisi Teodorin pour lui succéder.
Il y a trop de pistons pour le fiston. Qui a coulé la SNPC. A l’emporte-pièce. Il n’y a pas de respect pour l’autre et pour le peuple. Et pourtant John Stuart Mill nous enseigne que « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ».
Nous ne sommes pas dans une société démocratique et équitable. Il n’y a pas de libertés fondamentales au Congo-Brazzaville.
Toukasse ValencePhoto-D-christel-Sassou-250x250

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